Recent Posts

    Le sexe forcé des adolescents arrive à maturité sexuelle

    le sexe forcé des adolescents arrive à maturité sexuelle

    Au début, j'aimais l'attention qu'il m'accordait et les bonbons qu'il me donnait. Avec le temps, j'ai voulu qu'il cesse, mais il ne voulait pas.

    Il me menaçait de dire à mes parents que j'avais fait quelque chose de mal si je leur disais ce qu'il me faisait. Je croyais que mes parents le croiraient. À l'âge de dix-neuf ans, il a quitté la maison et les sévices sexuels ont cessé. Je croyais qu'avec son départ je cesserais de me sentir coupable.

    Mais ça n'a pas été le cas. Tous les garçons avec qui je sortais me traitaient comme si je n'étais rien. J'essayais de me faire aimer d'eux, même lorsque je ne les aimais pas. Un jour, j'ai raconté à ma meilleure amie ce qui s'était passé avec mon frère. Elle l'a répété à sa mère qui a averti les autorités. En apprenant ce qui s'était passé, mes parents étaient fâchés, mais maintenant je suis contente qu'ils soient au courant. Une conseillère m'a aidée à comprendre que je n'étais pas responsable de ce qui s'était passé et que je méritais d'être traitée avec respect.

    Il est normal que tu ne saches pas quoi penser lorsque l'agresseur est parfois gentil avec toi, comme le frère de Marie-Pier l'était avec elle. Au début, tu crois qu'une personne sera gentille avec toi ou qu'elle t'aimera uniquement si tu fais ce qu'elle veut.

    Tu peux même penser que tes propres sentiments, tes pensées et tes besoins sont moins importants que ceux de l'autre personne. Et parfois, tu penses que les rapports sexuels sont le prix que tu dois payer pour qu'on s'intéresse à toi. On a tous le droit d'être respecté et écouté et d'être important pour quelqu'un. Si quelqu'un te traite d'une façon qui te blesse, te fait peur ou te met en colère, comme faisait le frère de Marie-Pier, c'est de la violence. S'il ne s'arrête pas lorsque tu le lui demandes, c'est aussi de la violence.

    Lorsque tu n'es pas respectée, ou lorsqu'on ne t'écoute pas, tu n'aura peut-être pas une bonne estime de toi et, par conséquent, tu risques d'être à nouveau victime de mauvais traitements, comme Marie-Pier. J'avais huit ans quand mon père et ma mère se sont séparés. Mon frère et moi, nous nous sommes beaucoup ennuyés de lui. Puis ma mère a rencontré Philippe et il est venu s'installer chez nous. Au début, il était très gentil.

    Il jouait avec nous et me donnait l'impression que j'étais importante. Je lui ai demandé de venir me border le soir, dans mon lit. Il a alors commencé à me toucher partout. Je ne savais pas quoi penser, surtout quand il touchait à mes parties intimes. Je lui ai demandé de cesser, mais il ne m'écoutait pas.

    Il me menaçait de partir si je parlais. Je voulais qu'il reste, alors je n'ai rien dit. Je me sentais prise au piège. Un jour, quand j'avais treize ans, un professeur nous a parlé de la violence sexuelle et nous a dit d'en parler à quelqu'un si cela nous était déjà arrivé. Après y avoir réfléchi toute la semaine, je lui ai raconté ce que Philippe me faisait. Elle l'a dit à une travailleuse sociale et maintenant Philippe ne peut plus habiter avec nous.

    Ma mère n'arrêtait pas de pleurer et mon frère était fâché parce que Philippe n'était plus là pour jouer à des jeux vidéo avec lui. Je regrettais d'avoir parlé. Enfin, j'ai dit à mon professeur que j'étais malheureuse et elle nous a aidés à trouver un conseiller. Avec l'aide de ce conseiller, mon frère a compris que c'était Philippe, et pas moi, qui était la cause de tous ces problèmes. Le conseiller a aussi aidé ma mère. J'étais soulagée, parce que je ne voulais pas qu'elle soit malheureuse et je ne savais pas comment l'aider.

    Parfois, lorsqu'une famille apprend que l'un de ses membres est victime de violence sexuelle, cela semble causer encore plus de problèmes. Comme Emma, tu regretteras peut-être d'avoir parlé, mais comme elle également, tu peux aussi trouver de l'aide. Parle à ton professeur, à un conseiller ou à un autre membre de ta famille, comme ton grand-père ou ta grand-mère.

    Dis-leur que toi et ta famille avez besoin d'aide. Quand j'avais neuf ans, ma gardienne, Cynthia, m'a agressée sexuellement. Au début, la façon dont elle me touchait était agréable. Mais lorsque je lui ai dit de cesser, elle n'a pas voulu. Finalement, je l'ai dit à ma mère.

    Elle s'est mise en colère. Elle n'a plus demandé à Cynthia de me garder, mais elle ne m'a jamais parlé de ce que j'avais subi non plus. J'avais honte parce que je pensais qu'elle me tenait responsable des agressions. J'ai maintenant treize ans et, parfois, lorsque je suis seule avec une autre fille, je me sens mal à l'aise. J'ai de la difficulté à me faire de vraies amies. J'ai peur que, si d'autres filles apprennent ce qui m'est arrivé, elles penseront que je l'avais voulu.

    Elles penseront peut-être que je suis lesbienne. Je me sens vraiment seule. Les jeunes qui sont agressés sexuellement par des personnes du même sexe qu'elles, comme c'est arrivé à Émilie, ont souvent peur d'être gais ou lesbiennes.

    Ce n'est pas le cas. Même si un jour, lorsqu'elles grandissent, elles sont attirés par des personnes du même sexe, cela n'est pas attribuable à la violence sexuelle dont elles ont été victimes. Si tu as des doutes au sujet de ton orientation sexuelle, parle à un conseiller: Émilie pense que sa mère ne lui a jamais parlé de la violence sexuelle dont elle a été victime parce qu'elle la tient responsable.

    Mais c'est probablement parce que sa mère, comme bien des parents, ne sait pas comment parler de ces choses. J'ai fait la connaissance de Seb sur Internet. Il m'a dit qu'il avait 15 ans, comme moi. Il m'écoutait avec attention et faisait preuve d'empathie quand je lui disais combien mes parents étaient injustes avec moi. Plus tard, quand il m'a révélé qu'il avait en fait 35 ans, ça m'a troublée. Il était un peu trop vieux pour moi, mais je trouvais ça flatteur d'être traitée comme une grande personne.

    J'ai accepté de le rencontrer dans un hôtel. En arrivant là-bas, j'étais très nerveuse, mais il était très gentil et compréhensif. Je ne savais pas quoi faire mais j'ai fait ce qu'il m'a demandé. Je me sentais très mal et quand il m'a dit de n'en parler à personne et qu'il voulait me rencontrer de nouveau au même hôtel, j'ai eu peur. C'est difficile d'être piégée pour participer à des échanges sexuels quand ce qu'on recherche vraiment est de l'affection et de l'attention.

    C'est également difficile de savoir clairement si une personne est digne de confiance ou si elle ne veut que profiter de nous. Il est donc important que tu parles à quelqu'un de ce qui t'arrive même si l'homme te dit de ne pas en parler.

    Il y a quatre raisons importantes pour lesquelles tu dois dire à quelqu'un que tu es victime de violence sexuelle:. Tes parents sont probablement les personnes à qui tu devrais parler. Ce peut être différent si l'agresseur est un membre de la famille ou si tu ne t'entends pas bien avec tes parents. Si tu penses que ton père ou ta mère, ou les deux, vont croire ce que tu leur dis et vont t'aider, parle-leur.

    Si tu n'es pas sûre qu'ils vont te croire ou si tu as peur de leur réaction, parle à une autre personne de confiance. Tes parents vont finir par apprendre ce qui s'est passé, mais il est parfois plus facile de le raconter tout d'abord à quelqu'un qui n'est pas de la famille. Il peut s'agir d'une voisine, d'un professeur, de ton entraîneuse, d'un conseiller ou d'un autre adulte en qui tu as confiance.

    Si cette personne ne t'aide pas, dis-le à quelqu'un d'autre, et continue jusqu'à ce que tu aies trouvé l'aide dont tu as besoin. La personne à qui tu te confies doit avertir les services de protection de l'enfance ou la police. Tu peux aussi appeler une ligne d'écoute téléphonique, comme Jeunesse, J'écoute ou téléphoner à la police ou aux services de protection de l'enfance.

    Tu es peut-être effrayée de parler, mais lorsque tu auras dit ton secret à quelqu'un, tu ne seras plus seule. Tu te sentiras à nouveau en sécurité et tu recevras l'aide dont tu as besoin. Une fois que tu auras parlé, tu n'auras plus jamais à supporter ce secret. Voici quelques-unes des réactions les plus communes des victimes d'agressions sexuelles.

    Ce sont des façons normales de réagir pour composer avec la violence sexuelle:. C'est difficile de croire que mon père a pu me faire cela. J'ai presque l'impression que c'est arrivé à quelqu'un d'autre. Cette réaction est normale. C'est le moyen que prend ton esprit pour ne pas être submergé par ce qui arrive. Si la violence a duré longtemps, tu as dû, pour survivre, te dire que tu imaginais tout cela.

    Si c'est ce qui t'est arrivé, tu as besoin de temps pour te convaincre de la réalité. Certains jours, tu es sûre de te rappeler tous les détails de la violence que tu as subie, tandis que d'autres jours, tu as l'impression que rien de cela n'est jamais arrivé. Mais je me rappelle que je pleurais et que je suppliais mes parents de m'emmener magasiner avec eux. Je ne voulais pas que mon frère me garde. Je sais que je n'aurais pas eu aussi peur si nous n'avions fait que jouer. Les victimes de violence sexuelle se disent parfois que ce n'était pas si terrible.

    C'est une autre façon de faire face à la violence sexuelle. Les victimes de violence croient que si elles se disent que ce n'était pas grave, elles ressentiront moins de peine, de colère ou de peur. Je crois souvent reconnaître l'oncle qui m'a agressée. Une fois, j'ai vu un camion qui ressemblait au sien et j'ai figé sur place. Souvent tu seras effrayée, et par bien des choses: Quelles que soient tes peurs, tu dois trouver des moyens de t'en débarrasser. Dimanche dernier, c'était la fête des Pères.

    J'ai pleuré parce que mon père n'était pas là comme tous les autres pères. Je veux un père qui me protégerait et m'aimerait, pas un père qui profite de moi sexuellement. Il se peut que tu sois triste parce que les choses ont bien changé pour toi. Tu voudrais que les choses soient comme elles étaient avant la violence sexuelle. Peut-être que tu es triste aussi parce que tu as passé beaucoup de temps à prendre soin des autres et que tu as l'impression qu'on n'a jamais pris soin de toi, que tu n'as jamais eu la chance d'être simplement une enfant.

    Il se peut que tu t'ennuies de ton agresseur, surtout s'il s'occupait de toi et te donnait l'impression d'être une personne spéciale. Même s'il abusait de toi, il est possible qu'il ait été la seule personne qui s'intéressait à toi. Enfin, tu es peut-être triste parce que certains de tes proches se sont éloignés de toi.

    Il y en a peut-être qui ne te croient pas. D'autres peuvent ne pas comprendre ce que tu as vécu. Enfin, tu te sens peut-être seule parce que tu ne dis pas ce que tu ressens, ou parce que tu crois que personne ne veut t'écouter. Mon grand-père m'a agressée, mais pas elle. Elle est fâchée parce qu'il n'habite plus avec nous.

    J'ai l'impression qu'elle se moque de ce qui m'est arrivé. Pour me venger, je prends ses vêtements et ses choses sans le lui demander, et on n'arrête pas de se disputer. Tu auras probablement bien des raisons d'être en colère: Tu aimerais aussi que les travailleurs sociaux, la police et les autres adultes concernés cessent de te poser des questions et te laissent la paix. Tu pourrais aussi ressentir de la colère à l'endroit de tes amies qui n'ont pas l'air de te comprendre.

    Il se pourrait que tu en viennes à ne plus savoir contre qui ni contre quoi tu es en colère. Tu pourrais t'en prendre à tes amis, alors que c'est à ton agresseur que tu en veux.

    S'il y a eu beaucoup de violence dans ta famille, ta propre colère pourrait te faire peur. Si tu t'inquiètes de ce que tu pourrais faire lorsque tu es en colère, un conseiller ou une personne en qui tu as confiance pourrait t'aider à trouver des moyens inoffensifs d'exprimer cette colère. Même lorsqu'il faisait très chaud, je portais plusieurs vêtements l'un sur l'autre.

    Mes amies me taquinaient à ce sujet. Aujourd'hui, je me sens mieux car je comprends que j'essayais de me rassurer. Tu te sentiras probablement soulagée lorsque tu auras dit ton secret et que tu n'auras plus à prétendre que tout va bien. À mesure que tu apprendras à connaître les effets de la violence sexuelle, tu comprendras mieux certains de tes sentiments et de tes comportements.

    Mais ça ne se passe pas comme ça. Je parle de ce qui m'inquiète vraiment: Ou encore, de la difficulté de me concentrer à l'école lorsque la date de ma comparution en cour approche. Ou du fait que je me sens différente des autres filles à cause de la violence dont j'ai été victime. J'ai dessiné mes cauchemars afin de m'en débarrasser. Pendant une autre séance, j'ai moulé le portrait de mon agresseur dans de la glaise et puis je l'ai fracassé.

    Ça m'a aidée à me débarrasser de ma colère. Mais ce que j'ai le plus aimé, c'est lorsqu'on nous a montré comment traiter les garçons qui passent des remarques sexuelles vulgaires aux filles à l'école. Certaines communautés ont mis sur pied des groupes de soutien pour les adolescentes qui ont été victimes de violence sexuelle. En général, il y a un conseiller qui aide le groupe à devenir un lieu où les jeunes peuvent parler en toute sécurité. Cela fait du bien de parler à d'autres jeunes qui ont vécu ce que tu as vécu et qui comprennent comment tu te sens.

    Dans un groupe de soutien, tu peux parler de tout ce qui est important pour toi: Chaque groupe est différent, mais en général les jeunes qui en font partie discutent, s'amusent et s'adonnent à diverses activités. Même les jeunes qui ont subi des sévices sexuels pendant des années s'en remettent. Un jour, tu te sentiras bien dans ta peau, tu pourras t'amuser, entretenir des relations saines avec les autres, faire un travail qui te valorisera et être une bonne mère.

    La première chose que tu dois faire pour t'en remettre, c'est de parler à quelqu'un de la violence dont tu es victime. Bien sûr, à partir du moment où le droit trace une ligne de démarcation, les situations limites sont inévitables. Par exemple, un jeune homme de 20 ans ne pourra plus utiliser ce moyen de défense afin de contrer une accusation où il a eu des contacts sexuels avec une fille de 14 ans.

    Une semaine après avoir fêté ses 18 ans, Limon a eu des relations sexuelles orales avec M. Nous légiférons sur une hypothèse que les données publiées en la matière ne paraissent pas valider, soit que ce type de relation emporte toujours des conséquences négatives pour les jeunes.

    Il faut résister à la tentation de tout interdire. Pouvons-nous alors encore affirmer que le droit criminel est un outil de dernier ressort? Je ferais mieux de remettre ma chemise de nuit. On réessaiera au printemps. Quel effet lui avais-je fait? Autant dire que les jeunes filles feraient mieux de montrer leur chemise de nuit à des hommes mûrs.

    It is striking that in the U. A specialty of the U. This leads to very complex legal situations which hardly can be understood by ordinary people without the help of a specialized lawyer. Abstract In recent amendments to the Criminal Code , raising the age of sexual consent was presented as a means for protecting adolescents. Badgley et autres, rapport, vol.

    Roberts et autres, Penal Populism and Public Opinion. Naissance de la prison , Paris, Gallimard, Dans Alison Liebling et Shadd Maruna dir. Roberts et autres, préc. Pour des données canadiennes plus détaillées, voir Juristat , Centre canadien de la statistique juridique , Statistiques de la criminalité au Canada par Marie Gannon , n o XIF, vol. PDF ] 18 février David Weiss et Vern L.

    Multidisciplinary Perspectives , Binghamton, Haworth Press, , p. Le professeur Victor C. Canada, Chambre des communes, Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 1 re sess. Steve Sullivan président du Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes , M.

    M me Tamra L. Trudell président du Conseil canadien des avocats de la défense. Enfin, 13 personnes étaient généralement en défaveur du projet de loi: Jason Gratl président de la B. Civil Liberties Association , M. Ces deux projets de loi sont morts au feuilleton: Centre canadien de la statistique juridique , Série de profils du Centre canadien de la statistique juridique. Les agressions sexuelles au Canada. Canada, Chambre des communes, Témoignages , Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 1 re sess.

    Rob Nicholson , [En ligne], [ www2. Plusieurs membres des corps policiers sont venus présenter les données internes de leurs services et ont exposé leurs connaissances personnelles de la cybercriminalité et des agressions sexuelles sur des personnes mineures. Canada , Chambre des communes , Projet de loi C, Loi modifiant le Code criminel âge de protection et la Loi sur le casier judiciaire en conséquence , rapport final du Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 1 re sess.

    Facteurs influant sur les connaissances, les attitudes et les comportements , Ottawa, Agence de la santé publique du Canada, Canada , Chambre des communes , préc. Canada , Chambre des communes , Témoignages , Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 1 re sess. Doug Cryer , [En ligne], [ www2. Roy , [] R. Audet , [] 2 R. Bombardier , QCCQ Ouellette , [] C.

    Maheu , [] R. Sénécal , [] R. Lévesque , EYB C. Clayton , [] C. Hann , 15 C. Cobb , [] R.

    ..

    Nous voulons légalité des sexes sexe nl


    le sexe forcé des adolescents arrive à maturité sexuelle

    Dans la plupart des cas, ce n'est pas vrai. Les gais et les lesbiennes préfèrent avoir des rapports sexuels avec d'autres adultes, pas avec des adolescents. Les agresseurs qui infligent de la violence sexuelle sont des brutes qui aiment s'en prendre à des plus jeunes, plus petits ou moins puissants qu'eux, qu'il s'agisse de filles ou de garçons, ou les deux. Mon grand frère a commencé à toucher mes parties intimes quand j'avais huit ans et lui treize.

    Au début, j'aimais l'attention qu'il m'accordait et les bonbons qu'il me donnait. Avec le temps, j'ai voulu qu'il cesse, mais il ne voulait pas. Il me menaçait de dire à mes parents que j'avais fait quelque chose de mal si je leur disais ce qu'il me faisait. Je croyais que mes parents le croiraient. À l'âge de dix-neuf ans, il a quitté la maison et les sévices sexuels ont cessé. Je croyais qu'avec son départ je cesserais de me sentir coupable.

    Mais ça n'a pas été le cas. Tous les garçons avec qui je sortais me traitaient comme si je n'étais rien. J'essayais de me faire aimer d'eux, même lorsque je ne les aimais pas. Un jour, j'ai raconté à ma meilleure amie ce qui s'était passé avec mon frère. Elle l'a répété à sa mère qui a averti les autorités. En apprenant ce qui s'était passé, mes parents étaient fâchés, mais maintenant je suis contente qu'ils soient au courant. Une conseillère m'a aidée à comprendre que je n'étais pas responsable de ce qui s'était passé et que je méritais d'être traitée avec respect.

    Il est normal que tu ne saches pas quoi penser lorsque l'agresseur est parfois gentil avec toi, comme le frère de Marie-Pier l'était avec elle. Au début, tu crois qu'une personne sera gentille avec toi ou qu'elle t'aimera uniquement si tu fais ce qu'elle veut. Tu peux même penser que tes propres sentiments, tes pensées et tes besoins sont moins importants que ceux de l'autre personne.

    Et parfois, tu penses que les rapports sexuels sont le prix que tu dois payer pour qu'on s'intéresse à toi. On a tous le droit d'être respecté et écouté et d'être important pour quelqu'un. Si quelqu'un te traite d'une façon qui te blesse, te fait peur ou te met en colère, comme faisait le frère de Marie-Pier, c'est de la violence.

    S'il ne s'arrête pas lorsque tu le lui demandes, c'est aussi de la violence. Lorsque tu n'es pas respectée, ou lorsqu'on ne t'écoute pas, tu n'aura peut-être pas une bonne estime de toi et, par conséquent, tu risques d'être à nouveau victime de mauvais traitements, comme Marie-Pier.

    J'avais huit ans quand mon père et ma mère se sont séparés. Mon frère et moi, nous nous sommes beaucoup ennuyés de lui. Puis ma mère a rencontré Philippe et il est venu s'installer chez nous. Au début, il était très gentil. Il jouait avec nous et me donnait l'impression que j'étais importante.

    Je lui ai demandé de venir me border le soir, dans mon lit. Il a alors commencé à me toucher partout. Je ne savais pas quoi penser, surtout quand il touchait à mes parties intimes. Je lui ai demandé de cesser, mais il ne m'écoutait pas.

    Il me menaçait de partir si je parlais. Je voulais qu'il reste, alors je n'ai rien dit. Je me sentais prise au piège. Un jour, quand j'avais treize ans, un professeur nous a parlé de la violence sexuelle et nous a dit d'en parler à quelqu'un si cela nous était déjà arrivé.

    Après y avoir réfléchi toute la semaine, je lui ai raconté ce que Philippe me faisait. Elle l'a dit à une travailleuse sociale et maintenant Philippe ne peut plus habiter avec nous. Ma mère n'arrêtait pas de pleurer et mon frère était fâché parce que Philippe n'était plus là pour jouer à des jeux vidéo avec lui. Je regrettais d'avoir parlé. Enfin, j'ai dit à mon professeur que j'étais malheureuse et elle nous a aidés à trouver un conseiller. Avec l'aide de ce conseiller, mon frère a compris que c'était Philippe, et pas moi, qui était la cause de tous ces problèmes.

    Le conseiller a aussi aidé ma mère. J'étais soulagée, parce que je ne voulais pas qu'elle soit malheureuse et je ne savais pas comment l'aider. Parfois, lorsqu'une famille apprend que l'un de ses membres est victime de violence sexuelle, cela semble causer encore plus de problèmes.

    Comme Emma, tu regretteras peut-être d'avoir parlé, mais comme elle également, tu peux aussi trouver de l'aide. Parle à ton professeur, à un conseiller ou à un autre membre de ta famille, comme ton grand-père ou ta grand-mère. Dis-leur que toi et ta famille avez besoin d'aide. Quand j'avais neuf ans, ma gardienne, Cynthia, m'a agressée sexuellement.

    Au début, la façon dont elle me touchait était agréable. Mais lorsque je lui ai dit de cesser, elle n'a pas voulu. Finalement, je l'ai dit à ma mère. Elle s'est mise en colère. Elle n'a plus demandé à Cynthia de me garder, mais elle ne m'a jamais parlé de ce que j'avais subi non plus. J'avais honte parce que je pensais qu'elle me tenait responsable des agressions.

    J'ai maintenant treize ans et, parfois, lorsque je suis seule avec une autre fille, je me sens mal à l'aise.

    J'ai de la difficulté à me faire de vraies amies. J'ai peur que, si d'autres filles apprennent ce qui m'est arrivé, elles penseront que je l'avais voulu. Elles penseront peut-être que je suis lesbienne. Je me sens vraiment seule. Les jeunes qui sont agressés sexuellement par des personnes du même sexe qu'elles, comme c'est arrivé à Émilie, ont souvent peur d'être gais ou lesbiennes.

    Ce n'est pas le cas. Même si un jour, lorsqu'elles grandissent, elles sont attirés par des personnes du même sexe, cela n'est pas attribuable à la violence sexuelle dont elles ont été victimes. Si tu as des doutes au sujet de ton orientation sexuelle, parle à un conseiller: Émilie pense que sa mère ne lui a jamais parlé de la violence sexuelle dont elle a été victime parce qu'elle la tient responsable.

    Mais c'est probablement parce que sa mère, comme bien des parents, ne sait pas comment parler de ces choses. J'ai fait la connaissance de Seb sur Internet. Il m'a dit qu'il avait 15 ans, comme moi. Il m'écoutait avec attention et faisait preuve d'empathie quand je lui disais combien mes parents étaient injustes avec moi.

    Plus tard, quand il m'a révélé qu'il avait en fait 35 ans, ça m'a troublée. Il était un peu trop vieux pour moi, mais je trouvais ça flatteur d'être traitée comme une grande personne. J'ai accepté de le rencontrer dans un hôtel. En arrivant là-bas, j'étais très nerveuse, mais il était très gentil et compréhensif. Je ne savais pas quoi faire mais j'ai fait ce qu'il m'a demandé.

    Je me sentais très mal et quand il m'a dit de n'en parler à personne et qu'il voulait me rencontrer de nouveau au même hôtel, j'ai eu peur. C'est difficile d'être piégée pour participer à des échanges sexuels quand ce qu'on recherche vraiment est de l'affection et de l'attention. C'est également difficile de savoir clairement si une personne est digne de confiance ou si elle ne veut que profiter de nous.

    Il est donc important que tu parles à quelqu'un de ce qui t'arrive même si l'homme te dit de ne pas en parler. Il y a quatre raisons importantes pour lesquelles tu dois dire à quelqu'un que tu es victime de violence sexuelle:.

    Tes parents sont probablement les personnes à qui tu devrais parler. Ce peut être différent si l'agresseur est un membre de la famille ou si tu ne t'entends pas bien avec tes parents. Si tu penses que ton père ou ta mère, ou les deux, vont croire ce que tu leur dis et vont t'aider, parle-leur. Si tu n'es pas sûre qu'ils vont te croire ou si tu as peur de leur réaction, parle à une autre personne de confiance.

    Tes parents vont finir par apprendre ce qui s'est passé, mais il est parfois plus facile de le raconter tout d'abord à quelqu'un qui n'est pas de la famille. Il peut s'agir d'une voisine, d'un professeur, de ton entraîneuse, d'un conseiller ou d'un autre adulte en qui tu as confiance. Si cette personne ne t'aide pas, dis-le à quelqu'un d'autre, et continue jusqu'à ce que tu aies trouvé l'aide dont tu as besoin.

    La personne à qui tu te confies doit avertir les services de protection de l'enfance ou la police. Tu peux aussi appeler une ligne d'écoute téléphonique, comme Jeunesse, J'écoute ou téléphoner à la police ou aux services de protection de l'enfance. Tu es peut-être effrayée de parler, mais lorsque tu auras dit ton secret à quelqu'un, tu ne seras plus seule. Tu te sentiras à nouveau en sécurité et tu recevras l'aide dont tu as besoin. Une fois que tu auras parlé, tu n'auras plus jamais à supporter ce secret.

    Voici quelques-unes des réactions les plus communes des victimes d'agressions sexuelles. Ce sont des façons normales de réagir pour composer avec la violence sexuelle:. C'est difficile de croire que mon père a pu me faire cela. J'ai presque l'impression que c'est arrivé à quelqu'un d'autre.

    Cette réaction est normale. C'est le moyen que prend ton esprit pour ne pas être submergé par ce qui arrive. Si la violence a duré longtemps, tu as dû, pour survivre, te dire que tu imaginais tout cela.

    Si c'est ce qui t'est arrivé, tu as besoin de temps pour te convaincre de la réalité. Certains jours, tu es sûre de te rappeler tous les détails de la violence que tu as subie, tandis que d'autres jours, tu as l'impression que rien de cela n'est jamais arrivé. Mais je me rappelle que je pleurais et que je suppliais mes parents de m'emmener magasiner avec eux.

    Je ne voulais pas que mon frère me garde. Je sais que je n'aurais pas eu aussi peur si nous n'avions fait que jouer. Les victimes de violence sexuelle se disent parfois que ce n'était pas si terrible. C'est une autre façon de faire face à la violence sexuelle.

    Les victimes de violence croient que si elles se disent que ce n'était pas grave, elles ressentiront moins de peine, de colère ou de peur. Je crois souvent reconnaître l'oncle qui m'a agressée. Une fois, j'ai vu un camion qui ressemblait au sien et j'ai figé sur place. Souvent tu seras effrayée, et par bien des choses: Quelles que soient tes peurs, tu dois trouver des moyens de t'en débarrasser.

    Dimanche dernier, c'était la fête des Pères. J'ai pleuré parce que mon père n'était pas là comme tous les autres pères. Je veux un père qui me protégerait et m'aimerait, pas un père qui profite de moi sexuellement.

    Il se peut que tu sois triste parce que les choses ont bien changé pour toi. Tu voudrais que les choses soient comme elles étaient avant la violence sexuelle. Peut-être que tu es triste aussi parce que tu as passé beaucoup de temps à prendre soin des autres et que tu as l'impression qu'on n'a jamais pris soin de toi, que tu n'as jamais eu la chance d'être simplement une enfant.

    Il se peut que tu t'ennuies de ton agresseur, surtout s'il s'occupait de toi et te donnait l'impression d'être une personne spéciale. Même s'il abusait de toi, il est possible qu'il ait été la seule personne qui s'intéressait à toi. Enfin, tu es peut-être triste parce que certains de tes proches se sont éloignés de toi. Il y en a peut-être qui ne te croient pas. D'autres peuvent ne pas comprendre ce que tu as vécu.

    Enfin, tu te sens peut-être seule parce que tu ne dis pas ce que tu ressens, ou parce que tu crois que personne ne veut t'écouter. Mon grand-père m'a agressée, mais pas elle. Elle est fâchée parce qu'il n'habite plus avec nous. J'ai l'impression qu'elle se moque de ce qui m'est arrivé. Pour me venger, je prends ses vêtements et ses choses sans le lui demander, et on n'arrête pas de se disputer. Tu auras probablement bien des raisons d'être en colère: Tu aimerais aussi que les travailleurs sociaux, la police et les autres adultes concernés cessent de te poser des questions et te laissent la paix.

    Tu pourrais aussi ressentir de la colère à l'endroit de tes amies qui n'ont pas l'air de te comprendre. Il se pourrait que tu en viennes à ne plus savoir contre qui ni contre quoi tu es en colère. Tu pourrais t'en prendre à tes amis, alors que c'est à ton agresseur que tu en veux. S'il y a eu beaucoup de violence dans ta famille, ta propre colère pourrait te faire peur. Si tu t'inquiètes de ce que tu pourrais faire lorsque tu es en colère, un conseiller ou une personne en qui tu as confiance pourrait t'aider à trouver des moyens inoffensifs d'exprimer cette colère.

    Même lorsqu'il faisait très chaud, je portais plusieurs vêtements l'un sur l'autre. Mes amies me taquinaient à ce sujet. Aujourd'hui, je me sens mieux car je comprends que j'essayais de me rassurer.

    Tu te sentiras probablement soulagée lorsque tu auras dit ton secret et que tu n'auras plus à prétendre que tout va bien. À mesure que tu apprendras à connaître les effets de la violence sexuelle, tu comprendras mieux certains de tes sentiments et de tes comportements.

    Mais ça ne se passe pas comme ça. Je parle de ce qui m'inquiète vraiment: Ou encore, de la difficulté de me concentrer à l'école lorsque la date de ma comparution en cour approche. Ou du fait que je me sens différente des autres filles à cause de la violence dont j'ai été victime. J'ai dessiné mes cauchemars afin de m'en débarrasser. Pendant une autre séance, j'ai moulé le portrait de mon agresseur dans de la glaise et puis je l'ai fracassé.

    Ça m'a aidée à me débarrasser de ma colère. Mais ce que j'ai le plus aimé, c'est lorsqu'on nous a montré comment traiter les garçons qui passent des remarques sexuelles vulgaires aux filles à l'école. Certaines communautés ont mis sur pied des groupes de soutien pour les adolescentes qui ont été victimes de violence sexuelle. En général, il y a un conseiller qui aide le groupe à devenir un lieu où les jeunes peuvent parler en toute sécurité.

    Cela fait du bien de parler à d'autres jeunes qui ont vécu ce que tu as vécu et qui comprennent comment tu te sens. Dans un groupe de soutien, tu peux parler de tout ce qui est important pour toi: La réalité - Internet peut être dangereux. Un nombre croissant de jeunes rapportent qu'ils ont été sollicités sur le plan sexuel par l'entremise de ce médium. Note de bas de page 10 La pornographie y est très facilement accessible. De plus, les jeux de hasard et les autres types de jeux que l'on trouve en ligne créent des dépendances problématiques chez bon nombre de jeunes.

    On craint aussi le fait que passer trop de temps devant un écran fasse augmenter les taux d'inactivité et, du même coup, les taux de diabète de type II chez les jeunes gens. Par ailleurs, le fait de passer un temps excessif en ligne peut en amener certains à s'isoler. La cyberintimidation ou le fait d'ennuyer ou de harceler quelqu'un par l'entremise d'affichages dans Internet a contribué à causer le suicide de bon nombre d'adolescents.

    Note de bas de page Bonnes nouvelles - On trouve une grande quantité d'information au sujet de la sécurité dans Internet. Certaines ressources sont d'ailleurs mentionnées dans la section du présent document intitulée Ressources pour les parents et les aidants.

    Dans bon nombre d'écoles, on apprend aux adolescents comment utiliser Internet de façon sécuritaire. Comme les trois quarts des cas de sollicitation par des prédateurs sexuels sont enregistrés alors que les enfants utilisent leur ordinateur à la maison, les parents peuvent aider en se rendant disponibles.

    La plupart des problèmes peuvent être prévenus, et cela est particulièrement vrai lorsque les familles encouragent les écoles et leur communauté à faire de la prévention. Les parents peuvent faire connaître les programmes pertinents à leurs adolescents, mais aucun de ces programmes ne sera efficace sans leur soutien pour favoriser l'apprentissage.

    Il y un mythe selon lequel les adolescents passeraient par une période de tumultes et de stress, et que les relations entre les adolescents et les parents devraient être grandement conflictuelles. En vérité, la plupart des jeunes n'ont pas la vie si dure que cela pendant la période de l'adolescence.

    La plupart d'entre eux valorisent leurs relations avec leurs parents et se tournent vers eux pour se faire guider. Dans le cas de ceux qui ne le font pas, le fait de se rebeller et de s'opposer aux règles peut en fait constituer une façon saine de gérer leur accession à l'indépendance. Évidemment, tous les adolescents peuvent s'attendre à au moins quelques crises de nerfs. Mais la majeure partie de l'angoisse que ressentent les jeunes gens peut être attribuable aux changements dans leur corps, dans leur tête et dans leurs croyances.

    Lorsque l'hypophyse, qui se situe à la base du cerveau, commence à sécréter des hormones de croissance, les changements corporels s'amorcent chez le jeune. Vu le grand nombre de changements corporels qui se produisent chez les adolescents, ce n'est pas étonnant qu'ils soient anxieux et quelque peu sensibles par rapport à leur apparence physique.

    S'ils ont une image négative d'eux- mêmes, cela pourra les amener à adopter des comportements néfastes et causer, entre autres, des troubles alimentaires comme l'anorexie, qui est caractérisée par un désir de demeurer terriblement mince et le fait de ne pas manger, ou encore la boulimie, qui est un trouble qui fait en sorte que le jeune mange mais se force à vomir sa nourriture tout de suite après l'avoir consommée.

    Les deux types de troubles constituent des problèmes graves et peuvent mener à l'hospitalisation et même à la mort. Si ce type de problèmes affecte plus souvent les filles, les garçons peuvent également en souffrir. Ces derniers peuvent aussi essayer de développer leur musculature et de modeler leurs corps à l'excès en prenant des stéroïdes. Ces comportements, qui visent à gérer les changements corporels, sont malsains et nécessitent une intervention.

    Ce que les parents peuvent faire - C'est rassurant pour les jeunes de savoir que, peu importe le rythme auquel leur corps se développe, que ce soit rapidement ou lentement, il n'y a pas de norme fixe; le processus de maturation diffère d'une personne à l'autre. Les parents peuvent rassurer leurs jeunes en les incitant à s'accepter pour ce qu'ils sont et en soulignant les caractéristiques positives desquelles ils devraient être fiers.

    Le fait de leur offrir un soutien pratique, pour choisir des vêtements dans lesquels ils se sentiront bien, par exemple, ne fait pas de tort non plus. Toutefois, ce que les adolescents ne trouvent pas utile, c'est le fait d'être trop rassurés ou de trop dépendre de solutions matérielles pour résoudre leurs problèmes d'image physique.

    Le fait de dire aux jeunes que vous les acceptez comme ils sont est une chose, mais d'exagérer leur beauté ou leurs habiletés en est une autre et peut engendrer un faux sentiment d'estime de soi, que leurs pairs auront vite fait de mettre à l'épreuve.

    La capacité d'analyser les problèmes et de penser à la pensée elle-même se développe rapidement chez les adolescents, en même temps que leur cortex préfrontal, qui se situe à la hauteur du front et qui est constitué d'une couche de neurones. Cela leur permet d'acquérir la capacité d'envisager les conséquences futures de leurs actes, de stopper leurs gestes irréfléchis et de voir l'effet de leur comportement sur les autres. La croissance dans cette zone de leur cerveau fait aussi en sorte qu'ils s'ouvrent aux notions abstraites comme le temps et la religion, par exemple.

    À partir de l'âge de 11 ans environ, les enfants connaissent une évolution dans leur capacité de penser autrement qu'en termes concrets. Mais cela peut leur prendre des années par la suite avant qu'ils soient pleinement et visiblement en mesure de penser comme un adulte.

    Plus un enfant utilise son cerveau et plus ce dernier deviendra un bon outil. À l'adolescence, on peut également voir apparaître les premiers signes de maladie mentale. À ce moment-là, les jeunes peuvent commencer à avoir plus que des relations orageuses avec les autres. En fait, ils peuvent commencer à montrer des signes de troubles mentaux, comme la dépression ou l'anxiété, ou encore des signes de psychose précoce, qui a pour effet de troubler leur esprit. Ce que les parents peuvent faire - Pour la plupart des adolescents, il est important qu'on leur confie des responsabilités qui sont à leur mesure et qu'on les laisse assumer des risques qui sont gérables pour eux.

    Ils ont besoin de vivre des expériences qui les amèneront à explorer les limites de leur processus de développement des habiletés. Trop leur faciliter les choses peut avoir pour effet de les priver d'occasions d'acquérir de nouvelles compétences. Le bon sens et le contrôle des émotions qu'on peut acquérir de même que l'instinct qu'on peut développer dans la rue ne sont pas des choses qu'on enseigne aux adolescents.

    On ne peut que guider les jeunes dans cet apprentissage. Les adolescents doivent vivre de nouvelles expériences pour que leur cerveau se développe sainement. Dans le cas de ceux qui souffrent de déficiences plus graves, de dépression ou d'une dépendance, cela vaut la peine de chercher l'aide d'un professionnel de la santé mentale, qui peut diagnostiquer les problèmes et faire en sorte que les choses ne dégénèrent pas. Alors que les enfants deviennent des adolescents, leur capacité à gérer les dilemmes moraux se développe en même temps que les change- ments se produisent sur le plan physique et cérébral.

    Alors que le jeune enfant se demande ce qui est bon pour lui, le préadolescent, pour sa part, prend ses décisions en tenant compte de ce qui constitue ou non un comportement correct aux yeux de sa communauté.

    Tout au long de l'adolescence, en s'inspirant des croyances des gens de leur entourage, les jeunes développent toute une série de croyances qui leur sont propres et qui se fondent sur des principes de leur choix. Ils se comportent et ils agissent en fonction de ces principes. Certains pensent que les garçons et les filles voient les croyances différemment, les jeunes femmes mettant plus l'accent sur les relations et les jeunes hommes ayant plus tendance à penser en termes de cause à effet.

    Néanmoins, dans un cas comme dans l'autre, alors que les adolescents vieillissent, leur capacité à soutenir un ensemble de principes s'accroît. Ils peuvent être très catégoriques dans leur façon de penser et avoir le sentiment que tout le monde devrait penser exactement comme eux.

    Une bonne partie de ce qu'ils affirment être leurs croyances provient de la culture dans laquelle ils baignent et de ce qui est valorisé par les autres. Dans le cas des jeunes gens qui sont exposés à différentes façons de penser, leurs croyances au sujet de certains aspects, notamment au sujet de Dieu ou de la Vérité, et même la valeur qu'ils accordent à l'éducation peuvent différer de celles de leurs parents.

    Ce que les parents peuvent faire - Les parents peuvent encourager leurs adolescents à se questionner sur leurs croyances et celles de leur famille. Même s'il est difficile pour les jeunes de développer un certain sens critique par rapport aux croyances, ce sens critique leur évite de suivre aveuglément les autres. Un jeune qui a pris le temps de réfléchir à ses croyances ne se laissera pas attirer par des styles de vie dangereux. Il saura ce qui compte pour lui.

    Le développement moral de nos jeunes se réalise par l'entremise des rapports qu'ils entretiennent. Même si cela ne paraît pas toujours, les jeunes gens cherchent des modèles parmi les adultes pour déterminer la bonne façon d'agir. Leurs liens avec nous ont une incidence sur leur développement et les aide à devenir des individus réfléchis et bienveillants et à s'entourer d'un sain réseau de personnes.

    Reportez-vous à la période de votre adolescence dans votre tête. Pensez aux stades de développement que vous avez franchis, à la façon dont vous vous êtes senti par rapport à votre corps à ce moment-là, à la façon dont votre nouvelle habileté à analyser les problèmes a pu causer des tensions entre vous et vos parents. Maintenant, pensez à votre adolescent et posez-vous les questions qui suivent.

    Pendant plusieurs décennies, on a étudié les adolescents pour déterminer lesquels vieillissent bien et lesquels vieillissent mal. En bout de ligne, ce sont généralement les familles qui sont les mieux placées pour déterminer ce dont leurs adolescents ont besoin.

    Diana Baumrind, une chercheuse qui a étudié les familles, a découvert qu'il existe trois styles de parents, et elle a affiché un parti pris pour un de ces styles. Elle a démontré que les parents ont tendance à mieux réussir à s'imposer s'ils adoptent un style autoritaire. Footnote 12 En s'inspirant du travail de Mme Baumrind, Barbara Coloroso décrit les parents autoritaires comme des parents qui ont une colonne vertébrale. Footnote 13 Ce type de parents peut offrir structure et flexibilité à leurs enfants ce qu'ils leur disent, c'est: Comme c'est le cas pour bon nombre d'autres aspects liés au rôle parental, la culture et l'endroit où l'on vit ont pour effet de complexifier sensiblement notre tâche.

    Dans le cas des familles qui vivent dans une collectivité non sécuritaire, par exemple dans un quartier pauvre en milieu urbain, le style dictatorial est celui qui a le plus de chances de faire en sorte que les enfants soient bien éduqués.

    Dans ces cas, les parents disent à leurs enfants quoi faire parce qu'à leur sens, il serait trop risqué de négocier avec un adolescent alors que les rues environnantes renferment une multitude de dangers. Dans le cas des parents néo-canadiens ou dont la culture diffère de la culture dominante, les différences culturelles peuvent faire l'objet de beaucoup de conflits entre les jeunes et les parents.

    Alors que les adolescents se distancient de leur culture d'origine pour acquérir des valeurs qui sont différentes de celles de leurs parents, ils vivent beaucoup de déchirements mentaux et ils se sentent menacés comme personnes. Note de bas de page 14 Il n'y a pas de solution facile pour eux, mais certains trouvent le moyen d'adhérer à leur culture d'origine tout en s'intégrant au reste de la communauté une fois qu'ils ont passé le pas de la porte.

    Ces derniers sont ceux qui sont le plus susceptibles de bien se développer. Aider les adolescents à atteindre un équilibre peut se traduire par le fait de montrer une certaine flexibilité dans le rôle parental exercé les laissant un peu expérimenter des comportements qui ne font pas partie de leur culture d'origine tout en attendant d'eux qu'ils respectent les traditions.

    Les garçons et les filles se ressemblent beaucoup en ce qui a trait à leurs besoins. Pourtant, les familles les traitent de façon très différente. D'une culture à l'autre, les attentes envers les garçons diffèrent généralement de celles envers les filles. Les rites de passage qui sont soulignés par les familles ou les façons dont elles soulignent les transitions des garçons et des filles vers l'âge adulte sont généralement assez spécifiques dans chaque cas. Même si les deux genres devraient être traités également, nous ne pouvons ignorer que leur développement s'effectue à des rythmes différents, ce qui signifie qu'ils peuvent franchir différentes étapes à différents moments.

    Notamment, comme les jeunes filles se développent un peu plus précocement physiquement, elles peuvent se sentir plus prêtes à avoir des relations plus sérieuses plus vite que leurs contreparties masculines. Les familles diffèrent aussi dans leur façon de voir leurs adolescents. En fonction de la culture familiale, les parents envoient des messages très différents aux garçons et aux filles.

    Par exemple, ils peuvent encourager les garçons à acquérir de l'indépendance tout en encourageant les filles à s'acquitter des tâches comportant une charge émotive au sein de la famille, comme prendre soin d'eux et même de leurs frères. Si on promeut l'égalité à l'école, cette notion peut faire l'objet de conflits à la maison selon les pratiques parentales de chacun. La bonne nouvelle c'est que les filles qui s'affirment et ne tombent pas dans le panneau des stéréotypes peuvent obtenir de meilleurs résultats sur le plan mental que leurs pairs plus passives, mais leurs relations avec leurs familles, si celles-ci sont plus traditionnelles qu'elles, peuvent en souffrir.

    Note de bas de page 15 Pour les parents des jeunes filles, cela peut se traduire par d'incessantes inquiétudes et le besoin de voir le monde à travers les yeux de leur enfant. Les parents qui ont des adolescents souffrant d'un handicap physique ou mental ou encore d'une déficience affective doivent faire face à un certain nombre de défis particuliers.

    Les défendeurs des droits des enfants sont d'avis qu'il est plus constructif de voir ces jeunes comme ayant des capacités différentes plutôt que comme étant handicapés.

    Quand on se concentre sur leurs forces et sur ce qu'ils ont à offrir, notre perception de ce qu'ils peuvent faire change. Les parents d'enfants qui ont des capacités différentes doivent aider leurs jeunes à satisfaire à l'ensemble de leurs besoins, tout comme le font les parents des autres enfants. Les parents peuvent les aider en défendant leurs droits et en se faisant leur porte-parole en ce qui concerne les plans de gestion de cas.

    Les écoles et les communautés peuvent aider ces enfants en faisant en sorte de les intégrer le plus possible en leur donnant accès à des activités récréatives, à des événements spéciaux et aux activités qui s'adressent au reste de la population, notamment par le biais de l'intégration dans des groupes ordinaires. Ce qu'il est important de se rappeler c'est qu'un handicap est susceptible de limiter seulement certains aspects du développement des adolescents affectés.

    En ce qui a trait aux autres besoins de ces jeunes, comme le besoin d'une jeune femme de prendre conscience de sa personne et de se sentir attirante aux yeux des autres alors qu'elle prend de la maturité sur le plan sexuel, ils sont susceptibles d'être ressentis de la même façon par tous les adolescents.

    Dans le cas des jeunes qui s'identifient comme étant des lesbiennes, des gais, des bisexuels ou des transgenres LGBT , l'adolescence est synonyme d'anxiété, d'isolement et de peur, entre autres parce que bon nombre de familles trouvent difficile d'accepter que leurs enfants ne soient pas hétérosexuels.

    Cela accroît leur sentiment d'isolation et cela peut causer toute une série d'autres problèmes, comme la dépression. Comme parents ou aidants, il est important de bien réfléchir à la façon dont nos opinions peuvent influencer nos jeunes.

    En général, il est toujours préférable de communiquer un message d'acceptation si nous voulons que nos adolescents grandissent dans un climat sain.

    La bonne nouvelle c'est que la plupart des familles finissent, tôt ou tard, par accepter l'identité sexuelle de leurs enfants, et même leurs partenaires au sein de la famille étendue.

    Note de bas de page 16 Pour se faire accepter au sein de leur famille et de leur communauté, les jeunes doivent pouvoir compter sur des alliés et recevoir du soutien. Les écoles font leur part en faisant en sorte de rendre le milieu scolaire plus sécuritaire pour les LGBT. Certaines écoles vont même jusqu'à appuyer les alliances regroupant des gais et des hétérosexuels qui travaillent ensemble pour lutter contre l'hétérosexisme autrement dit, contre les partis pris à l'égard de l'hétérosexualité au détriment des autres orientations sexuelles.

    Si l'on veut voir diminuer les taux de suicide élevés chez les jeunes LGBT et mettre un terme à l'intimidation qu'ils subissent fréquemment, la meilleure façon de s'y prendre est de faire en sorte d'offrir du soutien aux jeunes LGBT au sein des communautés afin qu'ils se sentent acceptés. Essentiellement, ces messages sont les mêmes que ceux que la plupart des adultes veulent entendre. Les adolescents ont tendance à se comporter de manière à se faire dire ces quatre choses. Si les parents et les aidants veulent transmettre aux adolescents ces mêmes quatre messages, mais d'une façon plus acceptable socialement et moins dangereuse, ils doivent s'exprimer de manière à ce que les jeunes puissent les entendre.

    Voici quelques points à considérer pour y arriver. Les parents et les aidants peuvent faire beaucoup de choses pour aider les adolescents à cheminer sur la bonne voie dans leur processus de développement, notamment les choses ci-dessous. Les adolescents, même ceux qui sont délinquants, veulent que quelqu'un impose des limites.

    Sinon, comment sauraient-ils qu'on se soucie d'eux? Ils veulent aussi que les adultes de leur entourage prennent une certaine distance par rapport à eux. Un parent n'a pas besoin d'être l'ami de son adolescent. Les adolescents n'ont pas besoin d'un ami de plus. Ce dont ils ont besoin, c'est de mentors dignes de confiance qui peuvent leur montrer ce que c'est que d'être un adulte. Quand les distances à respecter ne sont pas claires, les adolescents deviennent confus.

    Ils peuvent alors jouer le rôle des parents et les parents, le rôle des adolescents. Si ce genre de choses se fait dans les dessins animés, dans la vraie vie, les jeunes ont besoin de parents qui peuvent agir dans leur intérêt à l'occasion, même dans les cas où ils n'apprécient pas leur aide sur le moment.

    Il faut se rappeler que, même si un adolescent défie constamment l'autorité et que, la plupart du temps, il désobéit, il souhaite quand même que quelqu'un essaie, à tout le moins, de lui imposer des limites raisonnables. Les adolescents veulent de l'aide pour éviter les dangers.

    Les parents qui établissent des limites et une certaine distance avec leurs enfants ont tendance à avoir des jeunes en meilleure santé globalement. Lorsqu'on impose des restrictions aux adolescents, il est important qu'elles aient du sens, qu'elles soient proportionnelles aux risques réels auxquels les jeunes sont exposés et qu'elles n'empiètent pas sur leurs sphères d'autonomie. Par exemple, si un parent peut établir une heure limite pour éteindre la télé, il ne peut pas forcer un jeune à dormir.

    Et s'il peut établir un couvre-feu raisonnable, il ne peut pas vraiment décider qui son enfant choisira comme amoureux ou amoureuse. Quand on essaie d'imposer des règles trop strictes, cela a simplement pour effet d'amener les adolescents à agir en cachette. Le fait de ne pas pouvoir se sentir dignes de confiance et capables de prendre les bonnes décisions tout seuls peut aussi causer de l'anxiété chez certains ou les plonger dans la dépression.

    En fait, il faut voir les règles comme des outils pour éduquer les jeunes. Lorsqu'on en établit, celles-ci devraient avoir pour but de contribuer à préserver leur sécurité dans des limites raisonnables tout en leur permettant de vivre toutes les expériences dont ils auront besoin pour devenir des adultes.

    S'ils n'apprennent pas ce qu'ils ont à apprendre à la maison, ils devront tirer leurs leçons de vie plus tard, soit à un moment où il n'y aura plus personne autour d'eux pour les guider. La plupart des jeunes gens ne deviennent pas renfrognés et violents à l'adolescence. L'adolescence est une période pendant laquelle on trouve des solutions de rechange pour réfréner ses élans combatifs lorsqu'on se sent menacés. Les parents et les aidants peuvent aider les adolescents à découvrir de nouvelles façons de gérer leurs émotions amplifiées, l'émancipation de leur corps les changements hormonaux peuvent les faire exploser et les changements dans leur cerveau qui les amènent à prendre conscience des injustices , car les jeunes n'ont pas de stratégies pour faire avec ces nouveautés.

    Les adolescents veulent que leurs parents donnent l'exemple en restant calmes, en se montrant accommodants et en sachant négocier. Ils veulent aussi qu'on leur fasse comprendre que les crises de colère ne seront pas tolérées et qu'elles auront des conséquences. Rappelez- vous que les parents et les aidants doivent préparer les adolescents au fait que leurs gestes d'adultes pourront avoir des conséquences permanentes, comme entraîner l'ouverture d'un casier judiciaire ou leur faire perdre un emploi.

    Il est préférable qu'ils apprennent à la maison comment canaliser leur colère et leur insatisfaction pour en arriver à résoudre les problèmes de façon constructive. Les adultes peuvent montrer aux adolescents comment se comporter en leur proposant des substituts lorsqu'ils font des choix déraisonnables, voire dangereux.

    Sauf dans les cas les plus extrêmes, en général, les adolescents préfèrent qu'on leur dise oui plutôt que non. Vous pouvez toujours dire non à votre jeune qui vous demande la permission d'aller à une fête où il y a des risques réels qu'il y ait de la drogue ou de l'alcool. Mais après, que ferez vous?

    Les jeunes cherchent désespérément à trouver leur place et ils veulent qu'on leur fasse confiance. Dans de tels cas, peut-être pourriez- vous offrir à votre enfant une autre occasion tout aussi excitante de prouver qu'il est mature. Par exemple, vous pourriez lui offrir la possibilité de partir seul en escapade pour aller visiter un proche dans une autre ville, d'assister à un concert rock ou peut-être même d'organiser sa propre fête à la maison alors que vous vous confinerez à la cuisine et que quelques amis fourniront la musique.

    Lorsque nous, les adultes, prenons le temps de penser à ce que les adolescents veulent vraiment, nous arrivons généralement à trouver le moyen de dire oui aux comportements qu'ils valorisent. Au titre de parent ou d'aidant, vous pouvez vous considérer comme un genre de miroir de maison du rire.

    Lorsque votre adolescent vous regarde, il veut voir son reflet de manière à se convaincre et à convaincre les autres de sa forte identité. Trouvez des points concrets et substantiels à commenter, puis convainquez votre adolescent que vous accordez de la valeur à ce qu'il fait de bien. Nous avons tous besoin d'avoir quelqu'un derrière nous lorsque la vie nous apporte des défis qui sont trop imposants pour une seule personne.

    Les parents et les aidants ont la capacité particulière de prendre la défense des adolescents pour les aider à obtenir ce dont ils ont besoin.

    Lorsque les écoles faillissent à leur tâche d'offrir des programmes adaptés pour les adolescents ou qu'un employeur met en péril la sécurité d'un adolescent, c'est généralement un bon moment pour un adulte de prêter main forte à son jeune afin que ce dernier tente d'obtenir un changement. En tant qu'adultes, nous savons mieux nous faire entendre.

    C'est pourquoi nos adolescents se tournent vers nous pour que nous les appuyions dans leurs luttes contre la bureaucratie et l'intimidation. La meilleure chose qu'un parent ou un aidant puisse faire c'est d'avoir confiance en son instinct. Au-delà de ce qui a été dit dans le présent document, il vaut toujours mieux que vous montriez à votre adolescent que vous faites ce que vous croyez être ce qu'il y a de mieux à faire.

    Ayez confiance en ce que vous avez appris lorsque vous étiez vous-même un adolescent. Souvenez-vous que, peu importe ce que vous faites, sans égard à votre culture ou à l'endroit où vous vivez, votre adolescent appréciera que vous lui montriez que vous vous souciez de son bien-être. Lorsque les parents et les aidants savent trouver un équilibre entre protéger les jeunes et leur donner des occasions de croître, les résultats sont toujours positifs pour les jeunes.

    La majeure partie du présent document porte sur la façon d'éduquer les adolescents. Mais il y a des moments où les problèmes peuvent nous échapper et pour lesquels nous pouvons avoir besoin d'aide. L'adolescence peut comporter un certain nombre de défis pour lesquels les conseillers professionnels - comme les travailleurs sociaux, les psychologues, les psychiatres, les conseillers en orientation, le clergé et les infirmières pour ne nommer que quelques-uns des professionnels les plus couramment consultés par les adolescents et les familles - peuvent être utiles.

    Si vous cherchez du soutien, vous voudrez peut-être consulter certains des sites Web proposés ci- dessous. Vous pourrez également obtenir une liste de conseillers ou de thérapeutes familiaux à votre centre de santé communautaire, à l'école de votre enfant, à votre lieu de prière, chez votre médecin de famille, dans Internet ou encore dans les pages jaunes.

    Les services sont presque toujours offerts de façon confidentielle. Bon nombre de régimes d'assurance-maladie prévoient le remboursement des frais pour au moins quelques séances. American Association for Marriage and Family Therapy association américaine pour le mariage et la famille www. Elle regroupe plus de 30 thérapeutes des États-Unis, du Canada et d'ailleurs dans le monde.

    Son site Web offre un moteur de recherche pour trouver un thérapeute familial localement: Centre de toxicomanie et de santé mentale www. Le site Web offre des ressources pour comprendre le phénomène des dépendances et d'autres problèmes de santé mentale. Association canadienne pour la santé mentale www.

    L'ACSM est aussi un grand promoteur et un fournisseur de programmes en matière de santé mentale s'adressant aux clients directement, à leur famille ou à leurs amis. Santé Mentale pour Enfants Ontario www.

    Consultez la section des liens et naviguez pour découvrir les différentes ressources. Le site fournit également des renseignements, des références et d'autres ressources au public pour aider les Canadiens à faire en sorte que leurs enfants puissent naviguer dans Internet en toute sécurité. Ligne Assistance Parents www.

    Agence de la santé publique du Canada http:


    Le système de justice, érigé par des experts déconnectés de la réalité, aurait failli à sa tâche en privilégiant les droits des accusés au détriment des droits des victimes et de la communauté. Il faut donc se détourner des experts, de leurs chiffres et autres données quantifiées pour revenir à des solutions fondées sur le sens commun: Il serait vain, toutefois, de réduire le populisme pénal à une utilisation machiavélique du droit criminel par des politiciens en quête de votes.

    Il peut sembler paradoxal que le populisme pénal prenne son envol alors que le taux de criminalité est à la baisse. By the same token, the more social cohesion seems to be unravelling, the more strident will be the calls for more severe punishments: Malheureusement, nous le savons, des crimes atroces sont réellement commis contre des femmes et des enfants. Dans nos sociétés, ceux-ci incarnent la pureté, et de plus en plus, la rareté.

    De surcroît, ils sont vulnérables et sans défense devant un agresseur adulte. Ajoutons à cela que les parents sont généralement très préoccupés par la sexualisation de leurs enfants. La mode, les clips, la publicité mettent constamment en scène des jeunes corps désirables et à moitié nus. Avec la Toile, la vie sexuelle des jeunes est plus que jamais objet de préoccupations adultes.

    Les maladies transmissibles sexuellement et les risques de grossesse achèvent de dresser un tableau plutôt sombre. Sans prétendre à une analyse exhaustive des discours, nous puiserons parmi ces témoignages pour mieux refléter les tendances exprimées. Une adolescente de 14 à 16 ans ne peut plus consentir à des contacts sexuels baisers, caresses ou autres avec un homme de 22 ans, par exemple. En effet, les nouvelles dispositions interdisent les rapports sexuels consensuels entre les adolescents de 14 à 16 ans et les personnes qui sont leurs aînées de plus de cinq ans.

    La synthèse qui suit, présentée sous forme de tableau, devrait faciliter la compréhension de la loi et des modifications qui y ont été apportées en Permis entre un jeune de 12 à 14 ans et un autre jeune qui est de moins de deux ans son aîné art. Nous sommes loin du monstrueux pédophile qui traque impunément ses proies en ligne. Il existe très peu de données sur la question. Bien que les données demeurent insuffisantes pour tirer des conclusions solides et que de nombreux problèmes méthodologiques surviennent dans leur interprétation, il semble que ce type de relation soit relativement fréquent: Vous serez peut-être intéressés de savoir que le Royaume-Uni a fixé cet âge à 16 ans.

    Le raisonnement est simple: Toutes les démocraties occidentales ont déterminé un âge de consentement sexuel, lequel varie de 12 à 18 ans. Les jeunes de 14 et 15 ans seraient vulnérabilisés par la Toile. Que nous apprend la jurisprudence sur les rapports entre le droit criminel et la sexualité adolescente?

    Nous avons examiné un peu plus de 80 décisions canadiennes avant de dégager les constats qui suivent. Les contacts sexuels étaient consensuels. Ces quelques exemples jurisprudentiels personnifient des situations limites: Bien sûr, à partir du moment où le droit trace une ligne de démarcation, les situations limites sont inévitables.

    Par exemple, un jeune homme de 20 ans ne pourra plus utiliser ce moyen de défense afin de contrer une accusation où il a eu des contacts sexuels avec une fille de 14 ans. Une semaine après avoir fêté ses 18 ans, Limon a eu des relations sexuelles orales avec M. Nous légiférons sur une hypothèse que les données publiées en la matière ne paraissent pas valider, soit que ce type de relation emporte toujours des conséquences négatives pour les jeunes. Il faut résister à la tentation de tout interdire.

    Pouvons-nous alors encore affirmer que le droit criminel est un outil de dernier ressort? Je ferais mieux de remettre ma chemise de nuit. On réessaiera au printemps. Quel effet lui avais-je fait? Autant dire que les jeunes filles feraient mieux de montrer leur chemise de nuit à des hommes mûrs. It is striking that in the U. A specialty of the U. This leads to very complex legal situations which hardly can be understood by ordinary people without the help of a specialized lawyer.

    Abstract In recent amendments to the Criminal Code , raising the age of sexual consent was presented as a means for protecting adolescents. Badgley et autres, rapport, vol.

    Roberts et autres, Penal Populism and Public Opinion. Naissance de la prison , Paris, Gallimard, Dans Alison Liebling et Shadd Maruna dir. Roberts et autres, préc. Pour des données canadiennes plus détaillées, voir Juristat , Centre canadien de la statistique juridique , Statistiques de la criminalité au Canada par Marie Gannon , n o XIF, vol.

    PDF ] 18 février David Weiss et Vern L. Multidisciplinary Perspectives , Binghamton, Haworth Press, , p. Le professeur Victor C. Les nouveaux outils de communication modifient donc les rapports amoureux et sexuels. Le psychiatre conseille de ne pas voir de films X en groupe pour limiter les débordements éventuels et la possibilité de contraindre les filles.

    On peut être une femme dans son corps et une petite fille dans sa tête. Si on ignore son fonctionnement intime, on ne pourra que calquer ses réactions sur celles de son partenaire et non sur ses propres sensations, non encore identifiées. Les filles qui se connaissent bien physiquement sont mieux armées pour partager une expérience sensuelle avec un garçon. Le partenaire a aussi son importance. Extrait de " Ados, amour et sexualité " aux éditions Albin Michel. Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.

    Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

    L'expert Mimoun Miraisin devrait se relire. Et vous avez dû feinter le cours d'orthographe ce jour la. Oui, ça vous a traumatisée car, à votre âge, vous ne savez toujours pas comment s'écrit le mot "traumatisée" Avec "leur maturité sont très variables" , on est au-delà de la faute d'orthographe ;.

    Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Rica Etienne est journaliste, spécialisée dans les questions de santé, de psychologie et de société. Ils ont co-écrit le livre " Ados, amour et sexualité " aux éditions Albin Michel. Voir la bio en entier. Voilà une bande dessinée inclassable où grâce, en partie, à la finesse et à la légèreté du trait, le télescopage de vies dérisoires suscite, de manière tout à fait inattendue, de profondes émotions.

    Qu'est ce que la peau et à quoi sert-elle? Que se passe-t-il quand on se gratte, qu'on se tatoue, que l'on bronze? La peau est le seul organe visible de notre corps. On peut la déguiser, la faire luire, la tatouer, la maquiller ou la faire mentir. Lorsque Michel comprend que sa mère Geneviève, solide et truculente Gasconne, perd la tête, il décide de se faire le greffier de sa mémoire en fuite. Ce livre est la chronique pleine d'humour et d'émotion de l'année passée auprès d'elle à tenter de colmater les brèches.

    L'annonce du départ de Zinedine Zidane du Real Madrid a provoqué un séisme dépassant le cadre du sport. Cela tient au personnage, dont les responsables politiques devraient s'inspirer. Le militaire et auteur Jean Michelin dans une tribune sur le site internet "War on the Rocks" remarque le manque de représentation de l'armée française dans la culture populaire contrairement à ce qu'il peut se faire aux Etats-Unis, notamment dans le cinéma.

    Si vous aviez lu ces articles sur Atlantico, vous l'auriez été beaucoup moins Donald Trump, président des États-Unis. Précoce Publié le 26 Décembre Ajouter au classeur Suivre ce contributeur Lecture zen. Intéressé par cet auteur? Pour retrouvez facilement ses articles dans votre compte et recevoir une alerte à chacune de ses contributions:. Les derniers articles du même auteur: Voir la bio en entier Suivre ce contributeur Intéressé par cet auteur?

    Castres écrit le tome 5 de sa légende. Regard sur la grève SNCF inchangé:





    Sexe interdit dessin humour sexe